Avant que n’existât la moindre maison, c’est le cimetière qui fut creusé au pied de la colline, sur la rive gauche du côté d’eau.Les premières pierres servirent à marquer les fosses où furent enterrés les cadavres en fin de matinée, à l’heure de midi, quand le colonel Elias Daltro finit par arriver à cheval suivi de quelques hommes-quatre gardes du corps en tout et pour tout, ceux qu’il avait gardés à la fazenda- et pour mesurer l’étendue du désastre. Pas un survivant pour raconter ce qui s’était passé.
— JORGE AMADO